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Eléments traces métalliques


Eléments traces métalliques (Métaux lourds, Fluor, Nickel)

Les sources de métaux lourds sont naturelles ou anthropiques:  croûte terrestre ou activités industrielles.

Les matières premières les plus sensibles à ce contaminant pour l'alimentation animale sont les argiles, la magnésie,  les phosphates, les carbonates et les oligo-éléments.

Ces contaminants chimiques sont détaillés dans l'annexe 1- analyse des dangers du Guide des Bonnes Pratiques de la Nutrition Animale.

2016 GBP NA - Fiche pratique contaminant chimique ETM.pdf

Taux Maximum Autorisé

La directive européenne 2002/32 modifiée fixe des taux maximaux autorisés (TMA).

Pour certains couples additifs/éléments traces métalliques, en absence de teneur maximale réglementaire fixée par la directive 2002/32, la profession a établi des recommandations de teneurs maximales, afin d’améliorer la qualité de ces produits et sécuriser toute la chaîne alimentaire.

Les métaux lourds et le fluor font l'objet d'un suivi sur des matrices ciblées dans le cadre des plans d'autocontrôle mutualisé.

OQUALIM a rédigé une note spécifique sur les méthodes d'analyses des métaux lourds.

2018- Journal des plans OQUALIM- Article ETM.pdf

Nickel - analyses exploratoires

Le nickel est un élément métallique mais  ce n'est pas un micronutriment essentiel pour les animaux. Actuellement, il n’est pas règlementé comme une substance indésirable.

En 2015, l'avis de l'EFSA, mentionne qu’une incidence négative sur les animaux d’élevage due à la présence de nickel dans les aliments pour animaux semblait peu probable. 

Dans la recommandation du 28 juin 2016, la Commission Européenne incite les États membres avec la participation active des exploitants du secteur de l'alimentation animale, à surveiller la présence de nickel dans les aliments pour animaux.

Dans le cadre d’OQUALIM, une première série d’analyses exploratoires sur le nickel ont été menées en 2015 et 2016 avec 445 analyses mutualisées dans le cadre du plan « Compléments », suivie d’une deuxième série de 186 analyses dans le cadre du plan « Aliments » en 2017 et 2018. Ceci a permis de collecter des données sur les teneurs en nickel usuelles dans les matières d’origine minérale et végétale dans l’éventualité d’une réglementation future sur ce contaminant.

2019- Journal des plans OQUALIM- Article Nickel.pdf

Le Cadmium - OQUALIM et les études transversales

Le Cadmium est un élement trace métallique ubiquitaire, réglementé dont la toxicologie est connue. Des dépassement de VTR (Valeur Toxicologique de Référence) peuvent être constatés. La VTR a été révisée par l'Anses en septembre 2019.

Ce contaminant est suivi dans le cadre des plans d'autocontroles OQUALIM depuis leur création en 2009. En 2018, les teneurs en Cadmium étaient inférieures au seuil réglementaires pour tous les résultats d'analyses obtenues.

OQUALIM a contribué aux études menées par la section sanitaire de l’Observatoire de l’Alimentations qui avait pour mission d’apporter une information objective sur le niveau de qualité sanitaire des aliments (denrées alimentaires remises aux consommateurs), en dehors de situation de crise.

OQUALIM a participé à l’élaboration d'un prototype méthodologique de transmission et de formatage des données à travers des données Cadmium sur phosphates notamment. Ce couple contaminant/matrice avait été retenu pour la complémentarité et l'abondance des données OQUALIM (production, matières premières) et la DGAl (élevage, produits finis).

Dans ce cadre la qualité des données remontées par OQUALIM a été soulignée. Ces indicateurs ont montré la valeur ajoutée de la prise en compte des données privées et publiques (augmentation du nombre de données disponibles), la mise en perspective de plusieurs sources de données permettant de vérifier la cohérence des résultats.